Taxe sur les billets d'avion

La taxe de solidarité sur les billets d'avion rapporte gros, ainsi plus de 2 milliards de dollars ont été récupérés sur 4 ans dans près de 25 pays.
Mais qu'est ce que c'est et à quoi sert-elle ?

La taxe de solidarité ou encore nommée la "Taxe Chirac" est issue d'une étude faite à la demande du président Chirac par le groupe Landau* pour réfléchir aux nouvelles contributions financières internationales.

A l'origine, proposée par la France et le Chili, elle fût adoptée le 14 septembre 2005 par les 5 pays fondateurs ( France, Royaume-Uni, Norvège, Brésil, Chili ) et mise en place dès le 1er juillet de l'année suivante.

Aujourd'hui 20 autres pays ont rejoint ce 1er groupe.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette taxe a une fonction bien particulière qui n'a absolument rien à voir avec l'aviation ou encore l'environnement.
Elle sert à financer l'organisme international Unitaid qui, au travers des fonds récoltés, lance des actions contre trois grandes maladies : La tuberculose, la malaria et le sida, et ceci, principalement dans les pays du tiers monde.

Sur chaque billet d'avion est prélevé un montant variant de 1 € à 40 €, suivant la destination et la classe, du moment où le pays de départ et le pays de destination sont rattachés au programme Unitaid (si le pays d'arrivée n'est pas dans ce groupe, la taxe n'a pas lieu d'exister).
La taxe est doublée en cas d'aller / retour, mais inexistante dans certains pays pour la classe économique, alors que dans d'autres pays, comme la France, les vols intérieurs sont aussi taxés.

Voyons un peu les tarifs :

Vols intérieurs et zone Europe :

  • En classe économique : 1 €
  • En classe affaire et en première : 10 €

Hors zone Europe :

  • En classe économique : 4 €
  • Autres classes: 40 €

Ah ... Si seulement les autres taxes avaient des buts tout aussi louables ...

 

* De 2001 à 2006, Jean Pierre Landau a été l'un des administrateurs de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)

Publié le 27/07/2011  |  Article lu 1 fois