Schiphol se met au vert et continue dans le rouge

Alors que le gouvernement des Pays Bas lutte contre les émissions de carbone engendrées par les avions, en ajoutant une taxe verte sur les tarifs des billets d'avions, les passagers s'en vont ailleurs.

La baisse du trafic passagers sur l'aéroport de Schiphol devrait baisser de 6% à 10% en 2009. La taxe verte en est la cause directe, ça change "presque un peu" de la crise financière, avec une majoration du prix billet d'avion de 22 à 90 euros par aller/retour, en fonction de la destination. Les passagers, financièrement frileux, préfèrent prendre l'avion en Belgique, quitte à ne pas faire cas des soucis d'émissions de CO², bien que celles-ci seraient négligeables si ces derniers ne prenaient pas lavion... Le Barin (l'Office des compagnies aériennes aux Pays-Bas), n'entendant pas ça d'une bonne oreille, a intenté un procès au gouvernement, mais en vain, alors que d'après Hans Van Mierlo, professeur de finances publiques à l'université de Maastricht, cette taxe ne servira qu'à renflouer les caisses de l'état pour la modique somme annuelle de 350 millions d'euros. La taxe engendre un auitre problème de taille : les compagnies désertent l'aéroport pour atterir ailleurs. Le 1er ministre pourtant interpellé par quelques 30 entreprises évoluant sur l'aéroport de Schipol, ne reviendra pas dessus, même au détriment de la compététivité de l'aéroport. De plus 5 à 12.000 emplois auraient pu être créés d'ici 2011., comme quoi l'important est immédiat pour certains. Et quand on sait que seul 1% devrait servir à leur politique environnementale, il y a pas de quoi réver ...

Video L'aéroport Schiphol au crépuscule

Publié le 12/01/2009  |  Article lu 531 fois